je facebooke, tu facebookes, nous facebookons...

Publié le par Constance

Le thème du canapé de ce soir : Facebook, le plus populaire des réseaux sociaux.

 

Est-il encore besoin de présenter Facebook , ou FB pour les intimes ? Aujourd’hui, presque tout le monde dispose d’un beau profil FB bleu et blanc, avec sa photo, ses amis, son « mur »… Les humoristes se sont déjà chargés de faire une critique assez acerbe de cet instrument, il n’est donc pas besoin d’en rajouter outre mesure : les internautes ont déjà tout vu, tout lu et tout entendu sur Facebook.

 

Il est néanmoins intéressant de constater, en restant le plus objectif possible – du moins en essayant – à quel point Facebook nous concerne tous : rares sont ceux qui n’y sont pas ou plus inscrits, et ils passent (c’est peut être à déplorer, mais qui sait) pour des anachorètes animés d’un désir illusoire de solitude et de fuite du harcèlement cybernétique des gens qu’ils croisent déjà au quotidien.

 

Lorsque je me suis inscrite sur FB, je pensais que c’était un réseau pour  retrouver d’anciens camarades de lycée ou de fac, et donc destiné, du moins croyais-je naïvement, aux étudiants et aux grandes personnes qui ont déjà un travail, des trentenaires ayant peut être déjà vécu l’expérience Erasmus, et quoi qu’il arrive tous familiers d’Internet. Mais force est de constater que, quand on dit que tout le monde a un profil Facebook, cela englobe votre petit cousin qui est en cinquième, et votre grand mère par la même occasion.

 

Enfin… Nous connaissons tous FB pour ses applications fantaisistes, ses groupes, ses échanges de messages et de photos. Cependant, le site ajoute des cordes à son arc : l’observation des groupes et des statuts est un révélateur de tendances assez performant. Certaines de ces tendances sont mêmes propres au monde virtuel de Facebook. Par exemples, ces derniers temps, beaucoup des groupes francophones qui ont vu le jour portent dans leur titre des mots comme « poney » (tendance en relation avec le groupe Nantais « Poney poney run run » ?) ou encore « caca », avec toute la classe que ça peut avoir, et parfois, je suppose, les deux mots dans le même titre, pour bien coller à ce que recherchent les utilisateurs de FB. Ces utilisateurs seraient ils de plus en plus jeunes ? Possible. Ou alors un grand vent d’infantilisme sauvage souffle sur la planète Facebook.

 

Tout comme les groupes aux noms fantasques et incongrus, certaines applications deviennent « fashion », incontournables, sauf si l’on a REELLEMENT envie de rendre un projet au lieu de traîner sur Internet. Ainsi, j’ai entendu une excellente amie s’exclamer « Quoi ? Tu ne joues pas à Farmville ? » avec dans le regard une lueur de choc et d’incompréhension. Car toute l’école, apparemment, joue à ce jeu qui consiste à récolter des aubergines en temps voulu. Je joue déjà à suffisamment de jeux addictifs, sur FB ou ailleurs, pour ne pas avoir à me lancer là dedans (bon, je confesse, j’y ai joué deux semaines avant de me lasser). 

Enfin, nous aurons tous vu à quel point une idée se propage vite sur FB: peu importe d'où venait l'idée, en quelques heures, une grande partie de vos contacts féminins affichaient sans honte la couleur de leur soutien gorge. Quelle indécence!  

 

Notons : je ne critique pas, je constate. D’ailleurs il me semble que cette assertion fait elle aussi l’objet d’un groupe sur Facebook. Il y a des chances qu’un jour toutes les combinaisons de substantifs, de verbes, d’adjectifs et autres catégories grammaticales seront des groupes FB. Sur ce, tiens, si j’allais vérifier mes notifications ? 

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Publié dans Ah bon

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S
<br /> Si je n'ai pas mes 10 notifications quotidiennes, je pense avoir raté ma journée. Sisi !<br /> <br /> <br />
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